Travis Walton, des années après rien n’a changé !

Le 5 novembre 1975, en Arizona, près de Snowflake, sept bûcherons Travis Walton, Mike Rogers (chef d’équipe), Ken Peterson, John Goulette, Steve Pierce, Dwayne Smith, et Allen Dallis travaillent dans la forêt nationale d’Apache-Sitgreaves. Le soir, ils rentrent en camionnette, quand ils aperçoivent une lumière inhabituelle dans la forêt.

Ils s’approchent de l’objet lumineux. Travis Walton sort du véhicule pour observer de plus près. Ses collègues voient alors un rayon de lumière frapper Travis et le projeter en arrière. Pris de panique, le reste du groupe fuit en laissant Travis derrière eux. Lorsqu’ils reviennent quelques minutes plus tard, Walton a disparu. On notera ici qu’il s’agit d’une observation d’un enlèvement par plusieurs témoins ce qui est une chose très très rare au vu du nombre d’abductés dans le monde.

Immédiatement, Mike Rogers se rend chez la mère de Travis pour signaler la disparition. Les autorités locales, notamment le shérif Martin Gillespie, rassemblent policiers et volontaires pour fouiller la forêt, mais sans succès. Pendant cinq jours, ni la police ni les battues ne retrouvent la moindre trace de Walton.

La suspicion grandit sur les membres de l’équipe, certains habitants avançant l’idée d’un meurtre camouflé. La Police étant très soupçonneuse elle s’est directement orienté vers cette piste macabre tant l’histoire leur semblait absurde.

Pendant les recherches, l’équipe de bûcherons est soumise à des tests de radioactivité, sans résultat concluant. Sur l’ordre du shérif, un détecteur de mensonges (polygraphe) est administré par Cy Gilson à chacun des compagnons de Travis, sauf Allen Dallis qui refuse le test immédiatement. Les résultats indiquent que les témoins disent la vérité sur l’incident.

Dans la nuit du 10 novembre 1975, peu avant minuit, Grant Neff (beau-frère de Travis) et Duane Walton (frère de Travis) reçoivent un appel d’une cabine téléphonique à Heber, à 50 kilomètres du lieu de la disparition. Travis, hagard, les supplie de venir le chercher. Sur place, ils trouvent Travis prostré, amaigri, portant les mêmes vêtements, persuadé de n’avoir disparu que quelques heures alors que cinq jours se sont écoulés.

À son retour, Travis Walton subit des examens médicaux; il est désorienté, déshydraté, avec peu d’acétone dans les urines qui est une indication physiologique surprenante en contexte de jeûne. La police procède à un nouvel interrogatoire, puis le fait passer à son tour au détecteur de mensonges. Les résultats le jugent sincère quant à sa version des faits, bien que l’outil ne puisse prouver l’authenticité de l’expérience.

Walton sera aussi entendu sous hypnose, où il décrit son séjour à bord du vaisseau et ses interactions avec de mystérieuses créatures.

Travis Walton a décrit les créatures rencontrées lors de son enlèvement comme étant de petite taille, environ 1,50 mètre, avec une apparence ressemblant à des fœtus, c’est-à-dire dotées d’une grande tête, des yeux énormes et un visage peu expressif. Il parle de trois êtres à la peau pâle, au crâne rond et glabre, à la bouche très mince, sans oreille apparente, ni véritable nez visible.

Pris de panique à leur contact, il les aurait violemment repoussées pour essayer de s’enfuir. Plus loin dans le vaisseau, il dit avoir également croisé des êtres de type « plus humain » : grande taille, blonds, dotés d’un casque, à l’apparence rassurante mais restant silencieux face à ses questions. Ces humanoïdes ne s’exprimeraient pas, mais semblaient contrôler la situation et l’ont conduit vers une autre pièce où il a rapidement perdu connaissance après la pose d’un masque respiratoire.

L’affaire prend une dimension nationale et internationale : journalistes et enquêteurs affluent à Snowflake. Les débats publics font rage, certaines autorités locales comme Sanford Flake (Marshall de Snowflake) privilégiant la thèse du canular, parfois même attribué à un ballon ou à un coup monté pour motifs financiers (notamment pour briser un contrat forestier difficile à honorer par Mike Rogers). La famille Walton et les témoins maintiennent pourtant fermement leur version des faits, et les tests polygraphiques sont jugés impartiaux et fiables par l’examinateur Cy Gilson.

Travis Walton fait l’objet d’un intérêt constant de la communauté ufologique, du public, mais aussi de phénomènes de rejet et de moquerie. Il relate son histoire dans un livre, “The Walton Experience” (1978), réédité sous le titre “Fire in the Sky”, qui inspirera le célèbre film “Visiteurs extraterrestres” de Robert Lieberman en 1993. Après son retour, Walton subit une série de traumatismes psychologiques, souffrant d’angoisses et de difficultés à se réinsérer, sa parole étant continuellement remise en doute. Dans ses interviews ultérieures, il parle de cauchemars récurrents liés à son expérience, d’une perte de confiance envers ceux qui l’ont rabaissé ou accusé de mensonge, mais aussi d’un soutien indéfectible de certains membres de sa famille et de proches.

Une estimation raisonnable du nombre de personnes dans le monde ayant vécu une expérience d’enlèvement extraterrestre se situe entre plusieurs centaines de milliers et plusieurs millions. Cette fourchette large vient du fait que :

  • Aux États-Unis seulement, plus de 3 millions de personnes disent avoir été enlevées ou avoir vécu une expérience liée aux extraterrestres selon diverses enquêtes d’opinion.
  • En tenant compte de la population mondiale, de la sous-déclaration dans de nombreuses régions, et des cas non rapportés, une estimation prudente pour l’ensemble de la planète serait comprise entre 500 000 et 5 millions de personnes.

Les principaux symptômes décrits par les personnes ayant vécu une abduction extraterrestre sont multiples et touchent à la fois le physique et le psychologique. Parmi les symptômes physiques fréquemment rapportés, on trouve des marques étranges ou cicatrices sur le corps, notamment des irritations, coupures, ou points en forme de triangle souvent localisés aux chevilles, poignets, ou dos.

« Je vous est présenté sur Facebook une image de mon poignet après une nuit agitée en rêves. »

Certaines abductées mentionnent des douleurs inexpliquées au dos, au cou, ou dans les parties génitales, ainsi que des saignements de nez sans cause apparente. Des troubles du sommeil, comme l’insomnie ou des réveils avec immobilité momentanée (paralysie du sommeil), sont aussi courants. Par ailleurs, il est fréquent que des appareils électroniques alentours présentent des dysfonctionnements étranges (lampadaires clignotant, radios qui grésillent, etc.) durant ces expériences. Les dysfonctionnements électroniques peuvent avoir lieu AVANT et APRES ! Signe comme quoi ils sont proches et attendent généralement la nuit pour passer à l’action (nous des diurnes), de plus c’est souvent dans le cadre domestique, celui qui est enlevé ne le sait pas, les autres dorment d’un sommeil hypnotique et ne se réveillent jamais.

Sur le plan psychologique, les abductés développent souvent un syndrome de stress post-traumatique comparable à celui observé chez les vétérans de guerre, avec angoisses, terreurs nocturnes, flashbacks et dépression. Ils peuvent ressentir une peur intense des médecins ou des traitements médicaux, avoir l’impression d’être surveillés, ou manifester des comportements compulsifs ou une difficulté majeure à faire confiance, notamment envers les autorités. Certains rapportent des expériences psychiques comme la réception de messages télépathiques ou la sensation d’une présence dans leur esprit.

Les abductés décrivent souvent un trou de mémoire ou temps manquant sur la période de l’abduction, un sentiment de ne pas pouvoir parler librement de l’expérience, ou une conscience confuse à leur réveil, parfois avec la sensation qu’il manque une partie du récit. Parfois, des implants ou objets inconnus sont découverts dans leur corps.

Ces symptômes, bien que variés, forment un ensemble récurrent dans les témoignages d’abduction, et ils sont souvent associés à une expérience traumatisante vécue au moment de l’enlèvement, confirmée par des réactions physiologiques mesurables lors de la remémoration, comme une élévation du rythme cardiaque, sueurs ou tension musculaire.

John Edward Mack (1929-2004) était un psychiatre américain, professeur à la Harvard Medical School, réputé notamment pour ses travaux sur la psychologie de l’adolescence et la biographie de Lawrence d’Arabie, pour laquelle il obtint un prix Pulitzer. Très respecté dans son domaine, il s’est intéressé au phénomène des enlèvements extraterrestres (ou abductions) dans les années 1990 à travers l’étude approfondie d’environ 200 personnes ayant vécu ce type d’expérience.

Initialement sceptique, Mack a constaté à travers ses entretiens que ces personnes ne montraient pas de pathologies mentales classiques, et toutes semblaient sincères dans leur récit. Il considère les abductions non pas uniquement comme des événements matériels, mais comme des phénomènes complexes mêlant psychologique, spirituel et peut-être même relevant d’une autre dimension de la réalité. Mack a décrit ces expériences comme des événements transformatifs pour les abductés, souvent source d’une profonde évolution personnelle et spirituelle, remettant en question leurs conceptions du monde et de la réalité.

Son travail, bien que controversé dans le milieu académique, a ouvert une nouvelle perspective sur l’étude des OVNI et des expériences d’abduction, incitant à considérer aussi leur dimension subjective et spirituelle. En 1994, il a même subi une enquête éthique à Harvard, la première pour un professeur titulaire, due notamment à la nature peu orthodoxe de ses recherches malgré son sérieux et la rigueur scientifique appliquée.

Mack reste une référence majeure pour comprendre les enlèvements, mêlant science, psychologie et spiritualité dans une tentative d’approche holistique de ce phénomène. En somme, John Mack a profondément influencé l’étude des expériences d’enlèvement extraterrestre en les prenant au sérieux et en explorant leurs effets complexes sur le psychisme humain, avec une ouverture particulière à des interprétations non matérialistes.

Et pour conclure sur l’affaire Travis :

Malgré les suspicions et polémiques, Travis ne changera jamais sa version. Ses compagnons non plus. Il consacre une bonne partie de sa vie à témoigner dans des conférences, colloques et émissions sur les OVNIs. L’affaire continue, 50 ans plus tard, d’être discutée et débattue, certains la brandissant comme preuve majeure de l’existence des enlèvements extraterrestres, d’autres la considérant comme la parfaite illustration d’une histoire montée de toutes pièces, niant toute véracité concrète.


L’affaire Travis Walton demeure l’un des plus célèbres cas d’enlèvement allégué au monde, traversant les décennies sans perdre de son mystère ni de son pouvoir de division. Son histoire a profondément bouleversé sa vie, la transformant à jamais en icône malgré lui du phénomène OVNI.

Voilà maintenant sa vidéo, il existe des livres, des films, des séries, cet homme est une légende !