Les drones, suite et fin ! Entretien avec un « vampire ».
Pour conclure cette série sur les drones « énigmatiques » qui survolent presque toutes les bases militaires et civiles du monde, j’ai récemment posé des question à un expert issu du monde cyber et techno, incollable vous le verrez et factuel sur la situation actuelle.
Pourquoi personne n’a identifié les drones aperçus au Danemark ou Norvège ?
Les drones aperçus récemment au Danemark et en Norvège n’ont pas été identifiés principalement en raison de leur sophistication, de l’absence d’interception, et du flou sur leur origine et opérateur. Les autorités parlent d’un “acteur professionnel” : les drones volent souvent de nuit, allument et éteignent leurs lumières, et repartent sans être abattus ni interceptés. Malgré une mobilisation conjointe des polices, armées et services de renseignements, il n’a pas été possible pour l’instant de déterminer leur modèle, leur provenance ou leur but exact. Les dispositifs de surveillance existants n’ont pas détecté de signaux radio ou de piste précise, certains soupçonnent un lancement à partir de navires dans la Baltique, mais cela reste à confirmer.
En Norvège, un drone opéré par un étranger a été saisi autour d’Oslo, mais aucun lien n’a été établi pour l’instant entre cette personne et les grandes intrusions coordonnées. Ces mystères persistent car le matériel utilisé semble élaboré pour éviter la détection précise, l’identification technique, et la capture d’image claire, malgré des enquêtes intensives et une médiatisation très forte autour de cette “menace systématique”.
Pour vous et avec tous les éléments que vous connaissez, ces drones ressemblent à quoi de connu ?
La description publique des drones observés au Danemark et en Norvège évoque des appareils “de grande taille”, à voilure fixe, capables de voler plusieurs heures, avec une longue autonomie et dotés de systèmes de navigation et d’évitement sophistiqués. Ils ne ressemblent pas à des quadricoptères civils classiques, mais à des engins de catégorie militaire MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), similaires à des modèles réputés comme le MQ-9 Reaper américain ou le Bayraktar TB2 turc, voire des drones russes équivalents. Leur endurance et leur capacité à voler à basse altitude au-dessus d’infrastructures font penser à des drones utilisés pour le renseignement ou la cartographie en terrain hostile.
Leur capacité à survoler la mer entre le Danemark et la Suède oriente vers des engins lancés de zones côtières ou depuis des navires en Baltique, typique des opérations de drones militaires étatiques modernes. Les appareils ont disparu sans repérage précis, ce qui demande une grande maîtrise du pilotage à longue distance et du contournement des brouillages.
En ce qui concerne le look ou le type, aucune photo nette n’a été publiée, mais il s’agit probablement d’appareils proches visuellement des Reaper ou TB2 montrés dans les médias : fuseau aérodynamique, grandes ailes droites, empennage en V ou classique, et capacité à transporter capteurs ou charges.
Pourquoi se rendent ils visibles et allument des projecteurs ? Ca va à l’encontre de la logique de la furtivité non ?
La stratégie de rendre les drones visibles, notamment la nuit en allumant des projecteurs, surprend car elle semble contredire la logique militaire traditionnelle basée sur la furtivité. La visibilité maximale pourrait servir à provoquer, tester la réaction des autorités, ou envoyer un message politique. Cette “démonstration de capacité” vise autant à perturber qu’à signaler un pouvoir technologique ou une volonté de montrer sa présence sans chercher à se cacher.
L’allumage des projecteurs peut être une méthode délibérée pour garantir que le drone est vu, tout en rendant l’identification du modèle plus difficile (éblouissement, contre-jour). Cette pratique facilite la perturbation des infrastructures sans s’approcher d’objectifs précis : en devenant visibles, les drones forcent la fermeture de zones aériennes, de bases ou d’aéroports, créant de la confusion ou des contraintes coûteuses sans déclencher d’acte militaire direct.
Cela entre dans la catégorie des “attaques hybrides”, qui cherchent la dissuasion, la mise sous pression ou la démonstration de vulnérabilité, sans utiliser la furtivité nécessaire aux frappes réelles ou au recueil clandestin de renseignements.
Aucune information radar malgré les tours de contrôles et les AWACS déployés ?
Aucune annonce officielle n’indique de détection radar solide ou de traçabilité par les systèmes civils (tours de contrôle) ou militaires (AWACS) pour ces survols de drones au Danemark et en Norvège. Les sources confirment que les drones ont bien été “observés”, mais la police et les autorités se gardent de préciser par quels moyens : observation visuelle surtout, aucunes images radar ou interceptions n’ont été communiquées.
Des radars fixes, mobiles et AWACS ont été mobilisés notamment autour de la base militaire de Karup et de certains aéroports. Le recours aux radars classiques se montre vite limité contre des drones peu métalliques, de faible signature radar, volant bas ou lentement ce qui les rend difficiles à distinguer du bruit de fond sur beaucoup de radars militaires actuels.
Des dispositifs acoustiques, optiques ou de détection de radiofréquences existent, mais certains drones autonomes ou à liaisons furtives les contournent assez bien, comme on l’a appris sur les théâtres d’opérations récents en Ukraine. En l’état, les incidents nordiques ressemblent à ce qui s’est produit en Pologne et Roumanie : bien que l’OTAN ait déployé une surveillance aérienne renforcée, la détection n’a souvent permis que de signaler la présence, sans ciblage précis ni interception possible ni traçage de l’origine.
Qui pourrait posséder cette technologie ?
La technologie avancée des drones furtifs MALE et la capacité à mener des opérations complexes en Scandinavie sont essentiellement détenues par quelques pays et acteurs industriels majeurs.
- États-Unis : Ils sont leaders grâce à leur industrie de défense hyper développée (General Atomics, Northrop Grumman, AeroVironment). Ils disposent de drones furtifs et MALE très performants comme le MQ-9 Reaper, MQ-20 Coyote et d’autres modèles autonomes et furtifs très avancés.
- Chine : Elle est un grand producteur et innovateur dans ce domaine, développant sans cesse ses propres drones militaires adaptés aux différents usages, y compris furtifs et MALE, avec des entreprises comme DJI (militaire) et des fabricants étatiques.
- Russie : Acteur majeur qui a développé plusieurs drones MALE et furtifs, aussi largement déployés ou testés dans des conflits récents, leur technologie est sophistiquée et notamment utilisée dans la région européenne.
- Europe : Plusieurs pays européens développent ou entament la production de drones MALE, avec Airbus et des entreprises comme Parrot, Schiebel, ou Daher qui progressent sur les programmes de drones autonomes et furtifs. Allemagne, France, Espagne et pays neutres européens avancent dans ce secteur, mais leur parc reste plus limité que celui des superpuissances.
Lancer ces drones nécessite une infrastructure avancée : bases terrestres, navires équipés de systèmes de contrôle sécurisés et une compréhension pointue des zones d’opération et des contraintes politiques. Les capacités de contrôle longue distance, les contre-mesures électroniques et la furtivité dans les liaisons radio sont typiques d’États ou d’acteurs disposant de moyens militaires avancés. Aucun pays civil ou acteur non étatique ne semble à ce jour capable d’organiser des opérations aussi coordonnées et techniquement complexes.
Qui aurait intérêt à utiliser ces drones à cette période tendue entre l’OTAN et les russes ? Pourrait il s’agir d’une opération menée par l’OTAN pour déclencher une guerre ?
Ces survols de drones sont considérés comme des “attaques hybrides” ou des “tests” visant à jauger la réactivité militaire, politique et l’unité des alliés de l’OTAN. La Russie serait l’acteur le plus souvent pointé, malgré ses démentis officiels, dans une stratégie de pression et de démonstration de force sans déclencher de conflit ouvert.
L’objectif serait de semer la peur, perturber la vie civile et militaire (fermeture d’aéroports, surveillance accrue), et tester les failles dans la défense aérienne européenne. Les théories d’une opération orchestrée par l’OTAN pour déclencher un conflit sont présentes dans certains cercles, mais elles ne sont pas confirmées ni soutenues par des preuves solides dans les sources accessibles. Les analystes considèrent que ce type d’opérations sous fausse bannière (false flag) pourrait exister, mais demeure difficile à prouver.
Il est plus probable que ces survols soient des actions russes, ou d’un allié, destinées à tester, intimider et marquer leur présence. Ces actes s’inscrivent dans la guerre hybride et la stratégie de pression entre blocs, sans que des preuves crédibles ne pointent vers une manipulation par l’OTAN dans l’objectif de déclencher un conflit généralisé.
Et dans le monde existe t-il d’autres observations de ce type ?
Oui, des observations similaires de drones non identifiés, souvent de type militaire ou sophistiqué, se produisent dans plusieurs pays du monde en 2025.
En Europe, en plus du Danemark et de la Norvège, la base militaire de Mourmelon-le-Grand en France a été survolée en septembre 2025 par plusieurs drones inconnus, événements semblables à ceux en Allemagne où des essaims de drones ont été repérés au-dessus de sites sensibles comme Ramstein ou Wilhelmshaven.
En Allemagne et dans plusieurs pays européens (Pologne, Roumanie, Estonie), des incursions aériennes de drones russes sont régulièrement signalées, attribuées à des opérations d’espionnage, de sabotage ou de démonstration de force dans le cadre des tensions avec l’OTAN. Même en dehors de l’Europe, aux États-Unis et au Royaume-Uni, il y a eu des périodes de survols de drones inconnus près d’infrastructures critiques, notamment portuaires ou industrielles, avec un certain flou sur leur origine et leurs intentions.
Le Danemark a aussi connu, déjà en janvier 2025, une série d’observations de nombreux drones survolant un port stratégique, similaires aux incidents récents.
Ca pourrait être extra terrestre ?
Il n’existe à ce jour aucune preuve crédible ou officielle que les drones observés au Danemark, en Norvège ou ailleurs soient d’origine extra-terrestre. Les autorités, y compris le Pentagone et d’autres organismes de défense, ont clairement indiqué qu’ils n’ont détecté aucun élément permettant de relier ces objets à une technologie non terrestre.
Les théories extraterrestres alimentent la spéculation publique et les réseaux sociaux, mais elles reposent sur des rumeurs, des interprétations erronées ou des fausses citations, souvent propagées par des groupes conspirationnistes. Les enquêtes des agences officielles américaines (Pentagone, FBI, etc.) attribuent la grande majorité des observations à des drones commerciaux, militaires, ou des phénomènes naturels ou humains mal identifiés, sans découverte de technologies ou présences extra-terrestres confirmées.
Certains phénomènes aériens non identifiés restent inexpliqués, mais cela ne signifie pas qu’ils soient d’origine extra-terrestre ; la recherche continue notamment sur des technologies avancées humaines ou des données partielles.
Pourriez vous me dire qui pourrait faire cela ?
La Russie est largement considérée comme l’acteur principal suspect dans ces incidents, en raison de ses capacités reconnues en drones MALE furtifs, de son opposition stratégique avec l’OTAN, et de son intérêt à tester et intimider ses ennemis potentiels sans déclencher de conflit ouvert. Moscou nie officiellement, mais les analyses stratégiques et déclarations d’experts et gouvernements européens pointent souvent cette origine.
Il faudrait quoi pour lancer des drones ? Un sous-marin ? Existe t-il des drones qui pourraient décoller dans l’eau et y revenir sur un sous-marin par exemple ? Et pourquoi ce type de vecteur n’est pas détecté ? Tout comme les bateaux russes sous surveillance permanente et dont on ne détecterait pas les décollages et atterrissages ?
Pour lancer des drones depuis un sous-marin, il existe aujourd’hui des technologies expérimentales et en développement, permettant le décollage de drones aériens encapsulés dans des capsules étanches, qui sont libérées en surface puis s’envolent. Par exemple, la Marine nationale française et Naval Group ont testé un drone quadrirotor étanche (HP30) lancé depuis un tube lance-torpille en immersion, avec décollage à la surface, liaison radio avec le sous-marin, et retour possible.
Des drones sous-marins de grande taille, capables de plonger très profondément et de réaliser des missions de reconnaissance, existent déjà chez plusieurs grandes marines (Chine, US, France, Royaume-Uni). Pour la partie aérienne, certains prototypes sont conçus pour se déployer depuis un sous-marin en immersion, ce qui présente un avantage tactique important pour la furtivité et la surprise.
L’US Navy et la Royal Navy intègrent également des IA dans leurs drones sous-marins pour optimiser la détection et la surveillance sous-marine.
Les sous-marins russes, notamment dans la Baltique, peuvent naviguer en immersion discrète à faible vitesse, et certains navires militaires ont désactivé leurs dispositifs AIS (transpondeur) pour rester difficiles à localiser, ce qui complique la surveillance et la détection. Les zones d’opération sont très vastes, avec des complexités liées au trafic civil, aux formations météorologiques, et aux limitations des radars et sonars qui ne peuvent pas nécessairement surveiller en continu toutes les activités de surface et sous-marine.
La démarche d’utiliser un sous-marin pour lancer des drones permet d’éviter les longues distances de vol depuis un territoire hostile et limite les risques d’interception ou de repérage aérien ou maritime. Cela pourrait expliquer en partie la difficulté à détecter les phases précises de lancement ou récupération des drones dans le cadre des récents incidents nordiques.
Pourquoi ces drones ne sont jamais interceptés alors qu’ils survolent des installations sensibles ? Quels sont les protocoles à ce sujet ?
Les drones survolant des installations sensibles ne sont souvent pas interceptés pour plusieurs raisons liées à leur conception, aux protocoles en place, et aux contraintes d’engagement. Les drones utilisés dans ces incidents sont souvent furtifs, de petite taille, à faible signature radar, et capables de voler à basse altitude ou lentement, ce qui complique leur détection et leur suivi par les radars et systèmes de défense classiques.
À leur vitesse, altitude et maniabilité, il est difficile d’envoyer rapidement des intercepteurs humains ou missiles efficaces, sans risquer des dommages collatéraux, surtout en zones urbaines ou très sensibles.
Lorsqu’un drone non identifié est détecté au-dessus d’une zone sensible, un protocole gradué est généralement appliqué : identification, alerte, surveillance renforcée, avertissements, puis décision d’interception ou d’abattage. Cela nécessite la confirmation du danger réel et un cadre juridique strict afin d’éviter les erreurs graves. Dans certains cas, l’interception n’est pas immédiate pour éviter d’escalader un conflit ou provoquer un incident international, surtout si le drone semble ne pas engager d’attaque directe. Les moyens anti-drones intégrés (radars spécialisés, brouilleurs, lasers, canons à micro-ondes, intercepteurs cinétiques) sont déployés progressivement mais restent perfectibles face aux drones furtifs et agiles.
Pourtant les états modernes déploient des solutions technologiques contre ces drones et ils n’arrivent toujours pas à les faire tomber ? Ce n’est pas logique.
Il est effectivement paradoxal que malgré les avancées technologiques considérables dans la lutte anti-drones, ces intrusions de drones furtifs continuent de poser problème aux États modernes.
Les drones furtifs sont spécialement conçus pour réduire leur signature radar, acoustique et thermique, ce qui limite drastiquement la capacité des systèmes de détection classiques à les localiser assez tôt pour une interception efficace. Ces drones bénéficient souvent d’une grande autonomie, une capacité de vol à basse altitude, une grande maniabilité et des systèmes de navigation avancés (IA, GPS anti-brouillage), ce qui complique la tâche des systèmes anti-drones même les plus sophistiqués.
Les moyens d’interception (brouillage, lasers, missiles, filets électromagnétiques) doivent être extrêmement rapides et précis, car une erreur peut provoquer des dégâts civils, des militants ou provoquer un incident diplomatique majeur. Les protocoles sont aussi contraints par des considérations politiques et diplomatiques fortes : il faut prouver l’intention hostile, ne pas escalader inutilement un conflit, et respecter les règles internationales, ce qui freine parfois l’usage systématique de la force contre ces drones.
Donc un drone étranger qui survole des installations sensibles n’est pas considéré comme hostile ?
Un drone étranger qui survole des installations sensibles n’est pas automatiquement considéré comme hostile, même s’il s’agit d’une violation grave de l’espace aérien. Les autorités évaluent d’abord la nature exacte du survol son comportement, sa trajectoire, ses capacités réelles (s’il porte une charge offensive, arme, capteurs ennemis) avant de qualifier une menace ou une attaque.
Intercepter ou abattre un drone étranger peut entraîner des tensions diplomatiques fortes, voire une escalade militaire. La plupart des États préfèrent économiser ces actions pour les cas où l’intention hostile est claire et avérée. On met en place une surveillances accrue, alertes, tentatives d’établissement de contact ou brouillage avant d’entreprendre une interception physique. La riposte est donc proportionnelle au risque immédiat posé.
Cadre légal : Internationalement, le droit aérien et les règles sur l’usage de la force imposent la preuve d’une menace réelle pour justifier l’attaque ou l’abattage d’un aéronef, ce qui complexifie l’action systématique contre les drones non identifiés.
Comment dès lors évaluer la nature si on arrive pas à les identifier ou voir si ils ont des armes ?
Évaluer la nature d’un drone intrus au-dessus d’installations sensibles, notamment pour savoir s’il est armé ou hostile, repose sur plusieurs méthodes combinées de détection, identification et analyse.
Caméras haute résolution, capteurs infrarouges, radars à haute définition et systèmes électro-optiques permettent d’obtenir des images détaillées pour détecter la forme, la charge utile (caméra, explosifs, autres équipements) et le comportement du drone. On peut analyser les communications entre le drone et son télépilote, détecter les fréquences utilisées, ou identifier des émissions associées à déplacement ou armement, voire brouiller ou interférer avec ces signaux.
Les renseignements humains, électroniques ou de sources ouvertes aident à comprendre l’origine probable, le type de drone, et les intentions possibles en fonction du contexte géopolitique et des informations recueillies par d’autres systèmes. La façon dont le drone évolue (route, altitude, réactions aux signaux ou contre-mesures) renseigne sur ses capacités précises et son objectif (simple reconnaissance, provocation, attaque).
Les drones furtifs et autonomes limitent la captation de signaux radio. Certains équipements offensifs ou de reconnaissance peuvent être conçus pour échapper aux détections optiques ou électromagnétiques classiques. Les décisions d’interception dépendent d’une évaluation globale du risque, souvent en temps réel, avec des marges d’erreur et de prudence nécessaires afin d’éviter des conséquences graves.
Alors si ces drones ne sont pas abattus c’est que les autorités arrivent à les voir en haute définition afin d’en déterminer la nature, correct ?
Pas nécessairement. Le fait que ces drones ne soient pas abattus ne signifie pas automatiquement que les autorités parviennent à les observer en haute définition pour déterminer leur nature avec certitude.
Souvent, les autorités détectent la présence des drones par des moyens radar ou radio, mais n’ont pas toujours d’images ou d’identifications précises en temps réel, surtout face à des drones furtifs ou opérant à basse altitude. Les observations en haute définition ou avec des capteurs électro-optiques peuvent être partielles, tardives, ou affectées par des conditions environnementales, limitant la capacité à identifier clairement le drone, sa charge utile ou son armement.
L’absence d’abattage peut aussi résulter d’une stratégie prudente qui privilégie la surveillance continue ou les contre-mesures non destructives, compte tenu des risques politiques, diplomatiques ou opérationnels. Dans certains cas, la nature exacte du drone reste inconnue au moment du survol, et l’interdiction d’abattre un aéronef non identifié clairement hostile est aussi liée au cadre légal et aux procédures en place.
Très bien alors pourquoi nous public n’avons aucune image ou vidéo en haute résolution de ces drones car malgré leur prévisibilité évidente d’apparition et tous les systèmes en alerte, personne n’a été capable de se positionner avant que les drones arrivent et les capturent en haute résolution, désolé si ma question est un peu tordue.
La question n’est pas du tout tordue, elle est en fait très pertinente et soulève plusieurs réalités sur la gestion des incidents liés aux drones furtifs, même dans des contextes militaro-stratégiques sensibles.
Ces drones apparaissent souvent à des moments et endroits très précis mais de façon très rapide, en volant à basse altitude et avec des trajectoires variables, ce qui complique énormément la mise en place à temps d’équipements optiques ou radar adaptés pour filmer en haute définition avant leur passage.
Avec peu de signature radar et visuelle, évoluent plutôt de nuit ou en conditions difficiles, réduisant la qualité possible des images. Les forces de défense et de sécurité disposent souvent des images haute résolution et données sur ces survols, mais ne les publient pas pour des raisons de secret militaire, de protection des technologies, ou pour éviter de dévoiler leurs capacités de surveillance aux adversaires.
La diffusion médiatique de preuves visuelles sensibles pourrait avoir un impact politique ou diplomatique négatif. Les autorités préfèrent parfois contrôler strictement l’information pour éviter la panique ou le soutien aux interprétations erronées.
La surveillance en temps réel est complexe, car aligner capteurs, opérateurs, et moyens de capture précise d’image est un défi majeur, même pour les forces armées les plus avancées.
Très bien, alors si les autorités ont ces images ou vidéos pourquoi disent elles qu’ils ne peuvent pas les identifier ?
Même si les autorités disposent parfois d’images ou vidéos, elles peuvent ne pas être suffisantes pour identifier clairement les drones, et plusieurs raisons expliquent cette difficulté.
Les images capturées ne sont pas toujours nettes ou sous des angles permettant d’identifier précisément la forme, les marquages, ou les équipements embarqués. Les conditions de vol (nuit, météo, distance) compliquent la capture de détails cruciaux. Les drones sont conçus pour réduire leur visibilité visuelle et électronique, avec des matériaux composites, des revêtements spéciaux, et des formes aérodynamiques qui perturbent l’analyse des images ou le repérage par radar.
Certains drones peuvent être des prototypes, non documentés publiquement, ou conçus par des acteurs non conventionnels, rendant la comparaison et l’identification très difficiles même avec des images.
Même si certaines images pourraient permettre une identification, elles sont souvent classifiées pour des raisons de secret défense et ne sont pas communiquées publiquement ni parfois même à toutes les instances gouvernementales. L’identification demande une analyse approfondie croisant plusieurs sources d’information (images, signaux, renseignement humain), ce qui prend du temps et ne conduit pas toujours à une conclusion certaine immédiate.
Passons au futur ou pas, existe t-il des prototypes avec un camouflage optique et électronique capable d’apparaître et de disparaître instantanément ?
Oui, en 2025, il existe des prototypes et recherches avancées sur des drones bénéficiant de technologies de camouflage optique et électronique très sophistiquées, capables de réduire voire de rendre quasi invisibles ces appareils.
Des équipes en Chine ont développé des capes d’invisibilité multispectrales intégrant de l’intelligence artificielle, capables d’adapter en temps réel la réflexion des ondes radar et la lumière visible pour camoufler un drone dans son environnement, y compris en mouvement rapide.
Inspiré par le calmar ou les céphalopodes, certains drones ou équipements militaires utilisent des matériaux composites capables de modifier leur apparence optique et thermique pour mieux se fondre dans le paysage ou disparaître quasiment instantanément.
Des drones espion de la taille de moustiques ont été développés en Chine, presque indétectables à l’œil nu et capables d’infiltration discrète grâce à leur mimétisme avec la faune locale.
Les drones comme le Vectis développé par Lockheed Martin promettent une furtivité avancée inspirée des avions furtifs, associée à une autonomie et une agilité accrues. Ces drones peuvent interagir en essaims et brouiller les défenses ennemies.
Thales et d’autres acteurs développent des drones spécialisés dans la guerre électronique pour brouiller les détecteurs ennemis et rester invisibles électroniquement tout en surveillant ou attaquant.
Ces innovations permettent d’envisager des drones capables d’apparaitre et de disparaitre virtuellement instantanément du point de vue radar, optique, et électromagnétique, avec un camouflage actif et adaptatif. La frontière avec la science-fiction s’amincit rapidement dans ce domaine.
Est-ce que les forces armées sont prêtes face à ce type d’engins ?
Les forces armées modernes sont en pleine adaptation face à l’émergence de drones furtifs et de technologies de camouflage avancé, mais la préparation reste inégale et en cours.
Les armées investissent massivement dans des systèmes anti-drones de nouvelle génération incluant radars spéciaux, brouilleurs d’ondes, lasers à haute énergie, et dispositifs électromagnétiques pour détecter et neutraliser ces menaces furtives. L’utilisation d’IA dans les systèmes de surveillance permet d’améliorer la détection des intrusions furtives par analyse comportementale et multi-capteurs, mais ces technologies sont encore en phase de déploiement progressif.
Les forces se forment et exercent de plus en plus la chasse aux drones furtifs, en testant protocoles et technologies pour optimiser leur capacité à réagir rapidement. Malgré ces progrès, détecter et neutraliser des drones dotés de camouflage optique et électronique reste très complexe, avec un large fossé entre la sophistication des prototypes adverses et les capacités opérationnelles actuelles. Certaines armes anti-drones restent coûteuses et logistiques à déployer sur tous les fronts.
Plusieurs programmes européens et américains sont en cours pour accélérer la réaction contre ces menaces avec des solutions intégrées et automatisées, mais la maîtrise complète de ces technologies furtives reste un défi stratégique majeur.
Peut-on s’attendre à un conflit OTAN vs Russie et si oui de quelle nature ?
Un conflit direct entre l’OTAN et la Russie est une possibilité sérieuse et largement prise en compte par les experts et les responsables politiques en 2025, mais plusieurs facteurs influent sur la nature et la probabilité d’un tel affrontement.
Le risque d’escalade militaire directe est à son niveau le plus élevé depuis la Guerre froide, notamment en raison des tensions persistantes autour de l’Ukraine, des incursions de drones et avions russes dans les espaces aériens de l’OTAN, et des différends géopolitiques en Europe de l’Est et autour des pays baltes.
Plusieurs pays membres de l’OTAN (Suède, Pologne, Allemagne, pays baltes) expriment des inquiétudes croissantes sur cette menace de guerre ouverte. Des exercices militaires massifs (comme Zapad 2025) démontrent la préparation russe à des scénarios offensifs contre des pays membres de l’OTAN.
Le scénario le plus probable serait une guerre limitée ou une série d’actions ciblées sur des points géopolitiques sensibles, notamment le flanc oriental de l’OTAN (Pays Baltes, Pologne), avec des opérations hybrides, cyberattaques, guerre électronique et utilisation intensive de drones furtifs.
Une attaque russe rapide et localisée pour provoquer un “dilemme de l’article 5” (obligation de défense collective de l’OTAN) pourrait précipiter une escalade, visant à fracturer politiquement l’Alliance.
La mer Noire, la Baltique et la frontière ukrainienne restent des zones clés où le risque d’incident militaire est élevé, avec des affrontements potentiels navals, aériens et terrestres. La menace nucléaire tactique russe pèse comme une dissuasion et une source potentielle d’escalade involontaire ou volontaire, rendant la gestion de crise d’une extrême complexité.
L’OTAN intensifie sa posture défensive avec des déploiements accrus, des exercices renforcés et une augmentation du budget militaire dans les pays membres, en visant la dissuasion et la résilience.
La diplomatie reste active mais fragile, avec des discussions à haut niveau tentant de limiter le risque d’un affrontement généralisé.
Ok et pour conclure car je ne veux pas parler géopolitique, je laisse ça aux experts, pouvez vous donner une probabilité sur ces drones en incluant une hypothèse extra terrestre ?
En intégrant toutes les informations dont nous disposons jusqu’en 2025, la probabilité que ces drones observés en Scandinavie et ailleurs soient d’origine extra-terrestre est extrêmement faible, quasi nulle selon la communauté scientifique et militaire. La très grande majorité des preuves, analyses techniques et renseignements disponibles pointent vers une origine humaine, étatique, avec des drones militaires ou expérimentaux issus de puissances terrestres dotées de technologies avancées.
Les théories extra-terrestres restent confinées aux spéculations, rumeurs ou interrogations non fondées, sans aucune validité démontrée ni appui officiel crédible.
Le contexte géopolitique et la sophistication militaire des acteurs terrestres expliquent largement ces observations mystérieuses sans avoir besoin de recourir à des hypothèses non vérifiées.
De façon très prudente, si une estimation devait être faite, on pourrait dire qu’il y a plus de 99,9% de chances que ces drones soient humains, et moins de 0,1% d’hypothèse extra-terrestre, largement minoritaire, non étayée scientifiquement.
Notez que ma source a le même discours sur l’incident du Nimitz !
La guerre est donc très proche ?
La guerre entre l’OTAN et la Russie n’est pas inévitablement imminente, mais la situation reste très tendue et fragile en 2025. Les tensions actuelles sont élevées, notamment en raison du conflit en Ukraine, des incursions aériennes et navales, et des rivalités géopolitiques en Europe de l’Est et dans la Baltique.
Des exercices militaires massifs et des posture défensives renforcées témoignent d’une préparation sérieuse à un scénario de confrontation, mais la diplomatie et les canaux de communication restent actifs pour éviter une escalade majeure. Plusieurs experts jugent que le risque de conflit ouvert existe, mais il est encore possible d’éviter la guerre grâce à la dissuasion, à la gestion prudente des crises et à la volonté politique de limiter l’escalade.
Pourquoi des dirigeants sont-ils toujours à donner l’impression de vouloir la guerre ?
L’impression que certains dirigeants donnent l’impression de vouloir la guerre s’explique par plusieurs facteurs liés à la politique, la stratégie, et la communication.
Afficher une posture ferme, voire agressive, est souvent une tactique pour dissuader l’adversaire d’agir ou attaquer. Cette posture peut être interprétée comme belliqueuse, alors qu’elle vise en fait à prévenir le conflit. Certains gouvernements peuvent utiliser le discours de tension pour renforcer leur pouvoir, mobiliser l’opinion publique autour d’une cause patriotique, ou détourner l’attention de problèmes internes.
Les déclarations parfois provocantes ou très franches peuvent être mal perçues ou amplifiées par les médias et opposants, donnant une image de volonté d’escalade même si la réalité politique est plus nuancée.
Dans les relations internationales, afficher une détermination forte fait partie des jeux de pouvoir et de négociation. Cela peut être un moyen de gagner des avantages lors de discussions difficiles. Certains dirigeants considèrent que le maintien ou l’expansion de leur influence justifie le risque d’affrontement, ce qui peut les pousser à adopter des positions fermes voire conflictuelles.
Cela rajoute de l’huile sur le feu je trouve, surtout face aux russes à qui franchement ça ne doit pas faire très peur non ?
Il est vrai que des postures provocatrices ou des discours très fermes peuvent parfois alimenter les tensions, voire « mettre de l’huile sur le feu », surtout dans un contexte aussi délicat qu’entre l’OTAN et la Russie. La Russie, qui est une puissance dotée de capacités militaires conséquentes et d’une volonté affirmée de maintenir son influence, peut voir ces positions comme des provocations ou de la rhétorique destinée à la déstabiliser, ce qui ne l’effraie pas nécessairement mais peut renforcer sa détermination à répondre fermement.
Une posture trop agressive peut durcir les attitudes et réduire les marges de manœuvre diplomatique, rendant plus difficile la désescalade et le dialogue constructif.
Cependant, certains experts estiment que ces postures servent aussi à rassurer les opinions publiques des pays membres de l’OTAN, pour montrer une volonté de défense ferme face à une menace perçue, même si cela augmente les risques. La grande question reste l’équilibre entre dissuasion efficace et escalade non contrôlée, un enjeu majeur pour les dirigeants et stratèges.
Je ne vais pas vous retenir plus longtemps et tant pis si j’empiète sur la géopolitique, je suis trop curieux, quels seraient les pays prêts à rejoindre la Russie en cas de conflit avec l’OTAN ?
Plusieurs pays pourraient, selon les analyses géopolitiques actuelles, soutenir ou s’allier avec la Russie en cas de conflit majeur avec l’OTAN, en fonction de leurs intérêts stratégiques, politiques et historiques.
La Biélorussie, alliée proche de la Russie, elle joue un rôle clé dans la région et participe déjà à certains exercices militaires conjoints, comme Zapad 2025. Elle est considérée comme un partenaire stratégique direct.
Syrie et alliés au Moyen-Orient, la Russie dispose d’une présence militaire importante en Syrie, et certains États ou groupes hostiles à l’Occident pourraient apporter un soutien politique ou indirect (terrorisme).
L’Iran, en opposition géopolitique partielle à l’Occident, l’Iran entretient des liens avec la Russie, notamment dans les domaines militaires et énergétiques, et un soutien politique ou stratégique est envisageable.
Et dans les membres des BRICS ?
Parmi les membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), la position en cas de conflit OTAN-Russie serait complexe et très dépendante des intérêts géopolitiques de chacun.
La Russie n’aurait donc aucun intérêt à déclencher une guerre ou envoyer des drones, correct ?
La Russie a effectivement beaucoup à perdre en déclenchant un conflit ouvert avec l’OTAN, ce qui la pousse à adopter une stratégie prudente, même si elle utilise des moyens comme les drones pour exercer une pression. Une guerre ouverte avec l’OTAN entraînerait des conséquences catastrophiques sur le plan militaire, économique et diplomatique pour la Russie, ce que ses dirigeants cherchent généralement à éviter.
L’usage de drones et d’autres formes d’opérations furtives s’inscrit dans une stratégie de guerre hybride visant à déstabiliser, tester les défenses et exercer une pression sans déclencher une guerre totale. Par des actions limitées mais répétées (survols, cyberattaques, désinformation), la Russie cherche à marquer sa présence et à affirmer son influence, tout en évitant une confrontation frontale.
Les risques de sanctions économiques lourdes, de pertes militaires massives et de désintégration politique pèsent lourd dans la décision de ne pas déclencher un conflit direct.
Et le risque nucléaire ?
Le risque nucléaire demeure une préoccupation majeure dans le contexte tendu entre l’OTAN et la Russie, en raison de l’importance stratégique et dissuasive des arsenaux nucléaires des deux camps.
La dissuasion nucléaire est au cœur de la stratégie russe et de l’OTAN. Les armes nucléaires sont considérées comme un ultime recours pour éviter une défaite militaire totale ou une invasion.
Le risque d’utilisation nucléaire tactique (armes nucléaires de plus faible puissance utilisées sur le champ de bataille) est particulièrement redouté, car il pourrait rapidement escalader en conflit nucléaire général.
Les doctrines militaires russes laissent une certaine marge à l’emploi nucléaire préventif ou en riposte rapide, ce qui augmente la complexité de la gestion de crise. Les responsables internationaux multiplient les appels à la retenue et au dialogue pour éviter une escalade nucléaire, mais la méfiance et les scénarios d’escalade rapide restent des réalités.
Et une probabilité d’un conflit avec la Russie ?
Selon les analyses des experts et des renseignements disponibles en 2025, la probabilité d’un conflit direct entre la Russie et l’OTAN est élevée mais pas inévitable à très court terme.
La Russie prépare activement une force de réserve importante, avec plus de 290 000 recrues en 2025, dans une optique d’éventuelle guerre contre l’OTAN. Les incursions russes dans l’espace aérien des membres de l’OTAN se multiplient, notamment au-dessus de la mer Baltique, testant les défenses et la réaction de l’Alliance.
Certains experts estiment que le déclenchement d’un conflit pourrait survenir dans les 5 prochaines années, avec des scénarios allant de confrontations localisées (notamment dans les pays baltes) à une escalade plus large. L’OTAN renforce sa posture militaire, avec des budgets et déploiements accrus, pour se préparer à cette menace potentielle.
La situation reste fragile et dépendra des décisions politiques, des incidents ponctuels et des capacités de gestion des crises.
Un pourcentage ?
Estimer précisément un pourcentage de probabilité pour un conflit entre l’OTAN et la Russie est complexe, car cela dépend de nombreux facteurs imprévisibles (décisions politiques, incidents, évolutions militaires, diplomatie).
Selon plusieurs analyses d’experts et think tanks en 2025, la probabilité d’un conflit direct dans les 3 à 5 prochaines années pourrait être estimée entre 30% et 50%, reflétant à la fois la forte tension actuelle et les efforts diplomatiques pour limiter l’escalade. Cette estimation reste cependant sujette à de larges marges d’incertitude et évolue en fonction des événements sur le terrain et des orientations politiques émergentes.
Ceci est un résumé partiel de la conversation, j’ai abordé d’autres sujets notamment sur les OVNIS sans recevoir de réponse claire et je le comprends parfaitement. Nous sommes très loin d’avoir des vrais faux lanceurs d’alertes et tant mieux c’est déjà assez le bordel comme ça.