3IAtlas la « comète » de trop ?
Même si désormais il est quasi certain que ce soit une comète (mais très loin d’être ordinaire) 3IAtlas occupe l’espace (!) scientifique, astronomes et blogosphère depuis des mois. Elle va entamer sa manoeuvre ‘Oboerth’ supposée par Avi Loeb (Harvard) ou quitter à jamais le système solaire.
Une relation sur Facebook (M. Galacteros) m’a soumis un commentaire récemment au sujet de cette comète qui pourrait être une comète dite électrique et j’ai exploré le sujet, voilà ce qu’il en ressort.
Le concept de « comètes électriques » n’est pas reconnu dans la classification officielle des comètes ou dans la terminologie scientifique moderne. Les comètes sont décrites principalement comme des corps faits de glaces et de poussière, avec une activité visible lorsqu’elles se rapprochent du Soleil, produisant une chevelure et parfois une queue, principalement sous l’effet de la sublimation des glaces et de l’action du vent solaire. Jusque là on comprend que tout objet entrant est systématiquement considéré comme une comète, c’est scientifique c’est imparable mais cela ferme la porte à des découvertes peut-être majeures…
Il n’existe pas de « comètes électriques » en tant que sous-type ou phénomène propre dans la science actuelle.

Cependant, il se peut que le terme fasse référence à des idées anciennes ou marginales, par exemple des théories alternatives suggérant que certains phénomènes visibles autour des comètes (comme les queues ionisées) seraient davantage dus à des phénomènes électriques ou électromagnétiques, plutôt qu’à la simple interaction mécanique avec le vent solaire.
Ces idées ne sont pas acceptées dans la communauté scientifique actuelle, où le modèle standard implique bien une interaction entre les particules de la comète et le plasma solaire, ce qui peut créer une queue ionique (parfois appelée « queue de gaz ionisé »).
Les comètes présentent effectivement une queue ionique, résultant des interactions entre leur atmosphère (coma) et le vent solaire, ce qui implique des phénomènes d’ionisation (électriques au sens large), mais ces phénomènes ne justifient pas de qualifier la comète elle-même d’« électrique ».
Dès lors vu que la terminologie est rejetée d’emblée par le dogme, pourrait-on comparer ce type de comète hypothétique à 3iAtlas et ce qui pourrait matcher ou pas ?
3I/ATLAS est le troisième objet interstellaire observé dans notre Système solaire, après 1I/ʻOumuamua et 2I/Borissov, présentant une trajectoire hyperbolique très excentrique et une vitesse largement supérieure aux comètes natives du système solaire (environ 58 km/s à l’infini). Sa composition chimique, analysée en spectroscopie, montre des caractéristiques classiques de glaces et de poussières, mais sa provenance extra-solaire et son âge estimé à plus de 7 milliards d’années en font un véritable fossile stellaire. C’est ici que l’on va comprendre que nous ne possédons aucune technologie de rétro-ingénierie inversée sur les OVNIS car ce serait le bon moment de s’en servir pour faire un peu d’archéologie sur cet objet non ? Bref passons !
Puisque 3I/ATLAS possède une activité intermédiaire (coma visible, évolution rapide de sa queue lors du passage proche du Soleil), on peut postuler que le comportement de ses grains de poussière et de ses molécules ionisées dans un environnement solaire très différent de son origine galactique offre une opportunité unique :
Hypothèse : Lorsqu’une comète interstellaire comme 3I/ATLAS traverse un secteur galactique puis un système planétaire, ses grains de poussière et de glace (en partie ionisés en queue cométaire) se comportent en “traceur électrodynamique”, répondant aux champs magnétiques locaux (galactiques, puis solaires) et au vent de plasma stellaire.
Cela permettrait, en observant précisément la dynamique de la queue ionique, de cartographier finement les couplages électromagnétiques entre milieu interstellaire et héliosphère.
En d’autres termes, les comètes interstellaires servent de “sondes” naturelles révélant les microstructures de champ magnétique et de densité de plasma dans différentes régions de la galaxie, leur comportement explosionnel en périhélie (fragmentation, composition spectrale) révélerait la mémoire physique de processus galactiques, non détectables autrement.
- Utiliser l’imagerie spectrographique et la polarimétrie (sur télescopes Gemini South et autres) pour analyser l’évolution des grains de poussière, de gaz, leur composition et leur polarisation tout au long de la traversée de 3I/ATLAS.
- Comparer les dynamiques observées avec les modèles du vent solaire et des champs magnétiques galactiques, en cherchant toute “anomalie” ou signature propre à l’origine interstellaire.
- Tenter de relier la morphologie et la variabilité de la queue à la structure du champ magnétique local, élaborant ainsi une “cartographie électromagnétique” à grande échelle grâce aux traceurs naturels interstellaires.
Les grandes agences (NASA, ESA) et la communauté des astronomes considèrent que les comètes interstellaires, même rares, ne diffèrent pas fondamentalement dans leur comportement observable proche du Soleil : ce sont des corps glacés soumis à la même physique que les comètes natives une fois entrés dans l’héliosphère.
Les scientifiques ne rejettent pas de nouvelles idées par « dogmatisme », mais parce qu’ils s’appuient d’abord sur la méthode scientifique : une théorie doit être étayée par des observations solides, reproductibles et expliquer mieux les faits que les modèles déjà en place. Les hypothèses innovantes sont régulièrement testées dans la communauté scientifique, mais tant qu’aucune preuve claire ou anomalie majeure n’est trouvée, elles restent au stade de spéculation.
Voici toutes les caractéristiques remarquables et anomalies majeures connues à ce jour concernant la comète interstellaire 3I/ATLAS qui pourtant selon les scientifiques ne reste qu’une simple comète comme les autres…

Caractéristiques remarquables
- Origine interstellaire : 3I/ATLAS est confirmée comme provenance de l’extérieur du Système solaire, seulement le troisième objet de ce type jamais observé (après ‘Oumuamua et Borisov).
- Taille exceptionnelle : Son noyau est estimé entre 10 et 20 kilomètres de diamètre, bien supérieur à ceux des autres visiteurs interstellaires, ce qui en fait le plus grand connu à ce jour dans cette catégorie.
- Vitesse très élevée : En approche, la comète est mesurée à environ 58 à 60 km/s par rapport au Soleil, battant les précédents records pour ce type d’objet.
- Ancienneté extrême : Datations indirectes par modélisation orbitale et spectroscopie estiment son âge à plus de 7 milliards d’années, la rendant plus ancienne que le Soleil lui-même.
- Activité cométaire visible : À la différence de ‘Oumuamua (inerte) et Borisov (très actif), 3I/ATLAS présente une activité cométaire modérée : développement d’une coma et, parfois, d’une fine queue, évoluant au fil de son passage dans le Système solaire.
- Spectroscopie atypique : La composition montre des traces classiques de glaces volatiles (comme l’eau et le CO₂) mais avec des ratios d’isotopes et une activité qui n’imite aucun profil type déjà connu parmi les comètes natives du Système solaire.
Anomalies majeures observées
- Fragmentation : Plusieurs épisodes de fragmentation du noyau, survenus lors du passage proche du Soleil, rappelant un comportement déjà vu mais plus fréquent ou intense que prévu pour les comètes standards.
- Coma instable et variable : La luminosité et la structure de la coma se sont révélées très fluctuantes, sans corrélation linéaire avec la distance au Soleil et plus instable qu’attendu pour un corps de cette taille.
- Composition chimique déroutante : Certains spectres de gaz révèlent des abondances atypiques en molécules comme le monoxyde de carbone (CO), le diazote (N₂) ou le méthane (CH₄), ainsi que des proportions d’isotopes rares suggérant une origine ou une évolution très différente de la plupart des comètes connues.
- Absence de queue massive : Malgré sa grande taille, la queue de gaz ionisé reste faible ou disparaît par intermittence, ce qui va à l’encontre des prévisions des modèles standards de sublimation d’une telle comète interstellaire.
- Orbites et interactions gravitationnelles inhabituelles : Sa trajectoire hyperbolique la mène à frôler plusieurs planètes du Système solaire sans collisions, un passage jugé statistiquement plus rare que prévu selon certains analystes.
- Polarisation lumineuse étrange : Quelques mesures polarimétriques suggèrent des propriétés de diffusion de la lumière différentes des autres comètes, pointant vers une granularité ou une structure de poussière inédite.
Importance scientifique
Ces anomalies et propriétés font de 3I/ATLAS un laboratoire naturel unique pour l’étude des comètes interstellaires, de la matière primitive galactique et des processus de dissémination de matière volatile à travers la Voie lactée. La communauté scientifique surveille étroitement la trajectoire et l’évolution de ses dépôts gazeux afin de détecter tout indice supplémentaire sur son histoire et sa composition.
3I/ATLAS offre donc, par l’ensemble de ses propriétés hors norme et d’anomalies avérées, une occasion exceptionnelle de repousser les limites de notre connaissance sur les objets interstellaires et la chimie du Système solaire primitif.
Le seul scientifique connu et reconnu par son ouverture d’esprit, un génie moderne le professeur Avi Loeb (Harvard) forcément décrié et controversé mais pourtant très moderne et actuel, pense qu’il s’agit bien d’un objet exotique naturel et qui demanderait une classification à part.
Merci à M. Galacteros pour son hypothèse que j’espère avoir relayée et expliquée clairement en apportant ma touche personnelle, je me range du côte des scientifiques oui mais vous aurez compris lequel 🫡